Protéger la ressource en eau

Investir et anticiper : les réseaux pour améliorer leur résilience, et réparer les erreurs comme au Quinquis.

Résilience des réseaux : Dégradations climatiques, crises et insécurité environnementale, il faut plus de soins aux réseaux que précedemment.

– Réducteurs de pression collectifs, mais sécurisation des points d’assainissement non gravidiques (par exemple du point de vue de leur alimentation).

– Sécurisation des Bassins de rétention et de la séparation des eaux pluviales et usées / sortie des solutions anciennes comme les canalisation d’assainissement dans le ruisseau du Quinquis, CAREPA du Quinquis.

– Protection des zones humides.

C’est aussi un enjeu de santé !

Les aspects politiques de l’eau : du captage au traitement des eaux usées, en passant par la distribution et la gestion des réseaux.

Protéger la ressource en eau, cela concerne des domaines aussi différents que l’urbanisme, la démocratie, le social, la santé. Mettre en relation ces domaines nécessite de travailler autrement que ne l’ont fait des élus des deux derniers mandats ; cela impliquera largement la façon de décider en associant les habitants et travaillant en transversalité en amont des décisions. Pour cette nouvelle façon de travailler, le sang neuf de notre liste est un atout, le cumul de plusieurs mandats de nos concurrents, un handicap. Ils disent qu’ils ont de l’expérience, mais ils n’ont souvent que des habitudes.

Protéger la ressource en eau nécessite une politique de prévention , mais aussi une politique de réparation quand cela est nécessaire et qu’on doit gérer les problèmes de pollution ignorés depuis des années.
Là, on va nous dire que ça coûte cher.
Oui, ça coûte beaucoup plus cher de réparer les erreurs que de les prévenir. C’est bien pour cela qu’il faut prévenir autant que possible et tirer les enseignements des erreurs passées. Ce qui n’est pas toujours le cas pour la protection des captages , les solutions proposées contre les pollutions du Quinquis, et de façon plus générale la résilience des réseaux).
Mais faut bien le faire, quand on a des pollutions récurrentes comme au Quinquis, par exemple.

Les points forts d’une politique de gestion de la ressource en eau sont les suivants

Sortir d’un mode de gestion marchand :

Pour un retour à la régie publique à chaque fois que c’est possible.
Il est important que la collectivité reprenne ses responsabilités sur la globalité de la gestion de la ressource en eau ( assainissement et distribution ) dans une gestion globale intégrant l’élaboration d’un schéma directeur de gestion des eaux pluviales et de ruissellement .
Parmi les nombreuses raisons, il faut noter et dire tout haut que la procédure de choix de gestion par DSP prive, de fait toute possibilité aux habitants de donner leur avis sur le cahier des charges de ces services, celui ci étant discuté en petit comité d’élus et de professionnels, avec toutes les difficultés que cela peut entraîner…

Développer la démocratie et transparence :

Il existe un cadre légal la CCSPL et la commission de contrôle utilisé à minima et sans moyens par les deux précédents mandats et dans lesquelles le pouvoir des élus se fait sans partage, jusqu’au choix des associations représentées et exclues … Privilèges auquel nous mettrons fin.
La démocratie que nous proposons, c’est se fier aux intéressés dans leur rôle d’alerte et d’expertise citoyenne sur les questions de leur environnement. Ce qui passe par un respect des associations et de la parole donnée.
C’est pour les citoyens et les associations, l’accès aux documents sans restrictions, des commissions extra-municipales thématiques et transversales ouvertes, des possibilités plus larges d’interpellation directe du conseil municipal. Tout cela ,bien évidemment en amont des décisions. C’est au-delà des mesures , un changement radical dans la façon de gérer la collectivité dont nous sommes porteurs.
En face, ils disent avoir de l’expérience, mais ils n’ont que des habitudes.
L’histoire du CAREPA, est porteuse d’enseignement et nous nous en inspirerons.

Contrôler et parfois sévir, mais accompagner :

On ne peut plus admettre les pollutions sauvages ou autres branchements d’évacuation clandestins comme dans la zone de Menez Prat ou en amont du Quinquis du côte du Guelen.
Il faudra contrôler et sévir, aussi renforcer dans certains cas la réglementation et accompagner tant que de besoin. Surtout au niveau des particuliers, qui peuvent être confrontés à des difficultés financières pour se mettre au niveau de la réglementation.
Le PLU ne prévoit pas suffisamment de protections et d’obligations lors des constructions de quartiers ni une protection suffisantes des zones de captage. Nous le reverrons pour que les erreurs d’urbanisme ne se renouvellent pas. Il y va de la sauvegarde et de la santé de tous, animaux et humains.

Investir et anticiper :

Nous sommes entrés dans la crise climatique. Améliorer la résilience des réseaux face aux aléas était une nécessité, cela devient une priorité. Réparer les erreurs faites au Quinquis et qui ont trop de conséquences depuis trop longtemps. Les demandes du CAREPA : un bassin de rétention de 18000 m³, en amont du poste de relevage du Quinquis, la sortie du collecteur des eaux usées du lit du Quinquis sont des demandes claires et de bonsens.
Nous les intègrerons en priorité dans un schéma directeur de gestion des eaux pluviales et de ruissellement. Ce schéma intégrera également les risques tels que les pannes électriques et les pluies abondantes et identifiera les points critiques sur le territoire de la collectivité (pompes de relevage et points d’écoulement non gravidiques).

Développer une politique sociale :

Enfin, l’ensemble des mesures de notre programme n’a de sens qu’accompagnée d’une politique sociale car la lutte pour l’écologie et la sauvegarde de notre environnement doit absolument éviter l’écueil de la stigmatisation et de la cristallisation des inégalités.

Concrètement pour le sujet qui nous intéresse, nous proposerons l’aide aux travaux de mises en conformités des installations pour les particuliers.
Au-delà, sur un sujet comme le tarif de distribution d’eau et d’assainissement, nous proposerons des mesures tarifaires intégrant une dose de gratuité sur les premiers m³.

Selon la Cooperative Ecologique et Sociale, avec ce cadre politique on devrait pouvoir, à Quimper relever les gros enjeux environnementaux, de santé et d’inégalité sociale qui se présentent à nous. Car nous sommes persuadés que nous sortirons de la crise écologique et sociale tous ensemble ou pas du tout.

Réduction des déchets

Matières premières (extraction), transformation industrielle, conditionnement, transport, vente, consommation finale, à toutes les étapes de son histoire un bien de consommation est une source de pollution. Il faut penser la façon de limiter les étapes de production de déchets et réduire la consommation globale et individuelle.

1  Engager la municipalité vers la suppression du « jetable ».

Inciter à un changement comportemental commence par dépolluer les pratiques de la municipalité qui doit s’engager à supprimer l’utilisation du jetable et de l’usage unique dans tout événement organisé sur le territoire et à soutenir cette démarche pour tous les acteurs du territoire. Mettre fin à l’utilisation des barquettes plastiques pour la liaison froide dans la restauration collective.

2  Retour en régie publique.

Actuellement la gestion des déchets est en délégation de Service public : la collecte des déchets est réalisée par la société Grandjouan Onyx, partenaire principal. La gestion des déchets est pourtant de notre responsabilité collective. Afin de s’engager réellement dans la réduction de la quantité de déchets, nous préparerons le retour de la collecte en Régie Public et la mise en place d’une politique publique de ramassage, de tri, de gestion et de valorisation prenant en compte tous les types de déchets.

3  Consigne et recyclage du verre.

Le verre représente la moitié du poids total des déchets ménagers soit chaque année 2,3 millions de tonnes. Consigner coûte deux à sept fois moins cher et permet d’économiser environ :

• 75% de consommation d’énergie.
• 30% de consommation d’eau.
• 80% de gaz à effet de serre (GES).

Une bouteille peut être lavée et réemployée cinquante fois. Ainsi, laver les bouteilles consignées est le plus vert des recyclages. La consultation publique nationale du ministère de l’écologie par l’économie solidaire a fait émerger un plébiscite net et spontané en faveur de la consigne.

Par conséquent la coopérative favorisera, en le soutenant au niveau de l’agglomération, tout projet associatif, projet de l’économie sociale solidaire, qui d’un point de vue économique, écologique et sociale rendrait possible la consigne du verre.
4  Mise en place d’une filière de récupération des déchets verts dans la perspective du compostage à destination de la ceinture alimentaire.
5  Suivi et lutte contre les dépôts sauvages et dépôt de chantiers.
Share This